Descente d'organeQuelles sont les femmes qui risquent le plus un prolapsus ou descente...

Quelles sont les femmes qui risquent le plus un prolapsus ou descente d’organes ?

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La descente d’organe (ou prolapsus des organes pelviens : vessie, utérus et rectum)) est un problème que de nombreuses femmes peuvent rencontrer. Ce déplacement d’organes est à l’origine de ce que l’on appelle une protrusion utérovaginale. On peut en ressentir les effets ou non (symptomatique ou asymptomatique). Mais si c’est un souci fréquemment rencontré, peut-on cibler certaines femmes en particulier pouvant développer un POP ?

Le prolapsus en détail

Le POP reste une pathologie dont on parle très peu et pourtant près d’une femme ménopausée sur 3 en souffre. Et de très nombreuses femmes plus jeunes présentent ce problème sans même le savoir.

Les organes en question sont maintenus par des muscles et ligaments. Cet ensemble est dénommé plancher pelvien. Lorsque les muscles et ligaments s’affaiblissent, ils n’assurent plus leur rôle et les organes vont se déplacer et tomber dans le vagin. Cela peut être ponctuel (lors de constipation, lorsque l’on soulève un poids lourd) ou permanent.

Cette boule peut être la conséquence de gène et même de douleurs. Les femmes concernées vont en effet la ressentir de façon plus ou moins importante. Elles ont l’impression que « quelque chose pèse » sur leur périnée, leur vagin ou encore leur rectum. Cette gêne va augmenter lors d’efforts physiques (cela peut être du sport ou tout simplement marcher). Les POP extériorisés (il en existe deux types intériorisé ou extériorisé) peuvent voir la boule en question sortir par la vulve (cela concerne environ 12 % des femmes présentant un prolapsus). La descente d’organe est aussi évidemment associée à des problèmes urinaires (les fuites urinaires sont d’ailleurs le premier symptôme qui alerte les patientes) et anaux (la constipation régulière est un symptôme majeur du POP).

La prévalence du POP

De 10 à 15 % des femmes peuvent souffrir d’une descente d’organes avec différents symptômes.

Plusieurs études ont été menées pour tenter de comprendre pourquoi cette pathologie apparaît chez certaines et plusieurs facteurs ont ainsi pu être mis en avant.

De la sorte, les femmes devant réaliser des travaux physiques pénibles sont plus touchées que les autres (46 %). Si elles doivent soulever des poids importants ou rester debout de longues heures durant, mais aussi celles qui pratiquent des sports tels que la musculation sont également dans ce groupe.

De même, celles dont la mère a été touchée par le problème sont également plus sensibles. Le facteur hérédité a été démontré comme très important dans le développement du POP. Si la mère a subi un POP, la fille sera atteinte, et cela même si elle est jeune. Cela est dû à une hyperlaxité héréditaire.

Quelles sont les femmes qui risquent le plus un prolapsus ou descente d'organes ?Si la femme présente des symptômes de POP lors de la grossesse, elle va développer un prolapsus ultérieurement. Celles qui ont eu un accouchement difficile (utilisation du forceps, ayant subi un traumatisme périnéal) sont également sujettes au POP.

L’âge, et principalement la ménopause, entre également en jeu. Les femmes subissent alors une baisse importante des estrogènes, ce qui va influer sur l’élasticité des tissus.

D’autres femmes peuvent aussi subir ce problème. Ainsi, celles qui ont subi des interventions chirurgicales dans la région du bassin ont plus de risques. De même avec celles qui souffrent régulièrement de constipation sévère, qui fument, qui souffrent s’asthme, de rhinite allergique ou encore de bronchite chronique. L’obésité peut également être un facteur dans la chute d’organes, même si actuellement des études tendent à démontrer que cela n’est pas toujours le cas.

Peut-on réduire les risques ?

Les femmes qui présentent des risques importants de prolapsus peuvent se demander s’il est possible de réduire sa survenue. Pour celles qui ont un travail pénible physiquement ou qui pratiquent une activité sportive importante, il suffit alors de l’arrêter (attention toutefois qu’il ne soit pas déjà trop tard). C’est d’ailleurs le seul facteur de risque sur lequel on peut véritablement faire quelque chose.

Pour les autres, il est possible de débuter des séances de rééducation périnéale. Celles-ci s’adressent aux femmes dont la mère a été touchée par le POP et toutes celles qui présentent un début de descente d’organes.

Les femmes âgées peuvent aussi se tourner vers la mise en place d’un pessaire, un élément en caoutchouc qui va être posé pour soutenir les organes dans le vagin. Il est toutefois déconseillé aux personnes ayant une activité sexuelle, car il peut provoquer des irritations. Enfin, en dernier recours, si la gêne est trop importante, la chirurgie devra être proposée.

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